Conversions au christianisme en Algérie

En pleine période d’élections en Algérie, j’ai été étonnée de voir au JT de mardi 07 avril, un reportage sur les chrétiens de Kabylie.
Après l’étonnement c’est l’émotion qui a pris place.

Protestants évangéliques de l’Église du plein évangile,  convertis depuis peu pour certains, ils se retrouvent le vendredi pour la prière et les nouvelles conversions.
Des baptêmes spectaculaires accompagnés des youyous (ces longs cris aigus et harmonieux, que poussent en chœur les femmes du Maghreb), sont organisés tous les trois mois.
Un chiffre de 80 personnes est annoncé pour chaque cérémonie.
Rien d’étonnant lorsque l’on sait qu’aujourd’hui ils sont des milliers (30 à 100 000 à travers l’Algérie).
Cette progression néo-évangélique n’est pas pour réjouir tout le monde, on s’en doute !
Accusés d’apostasie, la vie de ces chrétiens est un danger journalier !
Un fonctionnaire explique qu’il a perdu son travail, les voisins lui disaient : « ramenez nous des terroristes mais pas des chrétiens ici ».
Un homme interrogé à la sortie de la mosquée déclare que ceux sont uniquement les pauvres qui se convertissent au christianisme parce qu’on leur donne de l’argent, des appartements, des visas…
Le gouvernement algérien trouve ce mouvement néo-évangélique néfaste, et a voté une loi qui punit ce prosélytisme de prison.
Pire encore transporter plus d’une bible dans son sac est considéré comme un délit !

Les élections semblent « jouées » d’avance, après deux mandats, le troisième mandat annoncé pour le Président  Bouteflika ne devrait pas être différent des précédents !

Alors l’avenir de ces chrétiens ne semblent pas des plus faciles.
J’espère que leur foi les accompagnera tout au long de leur cheminement évangélique pour supporter les difficultés à pratiquer leur religion.
Ce qui m’interpelle le plus, c’est le manque de tolérance de ce pays.
Pour les algériens qui arrivent en France et pour ceux qui s’y trouvent déjà, ils trouvent normal de pouvoir pratiquer leur religion l’islam.
Mais comment peuvent-ils alors refuser alors que leurs « frères » puissent penser différemment d’eux sans pour autant être des hors la loi ?

L’Algérie est un pays en devenir mais peut-être doit-elle bousculer ses habitudes ancestrales si elle veut devenir un grand pays démocrate?…

Mon billet va sans doute en énerver plus d’un, mais ce n’est pas le but.
Je suis juste touchée par ces gens qui veulent pouvoir penser et vivre autrement et ne méritent pas à mon sens, d’être considérés comme des « hors la loi » dans leur propre pays !

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